Bitcoin 2019 : Faut-il investir ?

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“Lorsque nous discutons avec ces institutions, elles nous expliquent que le frein principal qui les empêche de se lancer est lié à l’absence d’un service de garde d’actifs digitaux auquel elles peuvent faire confiance pour stocker les fonds de leurs clients de manière sécurisée”, déclare son fondateur Brian Armstrong. Mais en m’intéressant aux altcoins, j’ai compris que le Bitcoin est relativement dépassé, qu’il repose sur une technologie qui a déjà été améliorée par Ethereum et Litecoin, et qu’il ne garantit pas un anonymat à 100%.

C’est avec un immense plaisir que je reçois aujourd’hui sur ce blog Pierre du blog Plus Riche – il s’intéresse à tout ce qui est investissement boursier et donc, depuis quelques mois, a beaucoup étudié la question du Bitcoin.

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Bitcoin est né dans le sillage de l’effondrement des marchés en 2008, surfant notamment sur l’idée que les banques ne seraient pas assez responsables pour s’occuper correctement de l’épargne de leurs clients. Les écrans d’erreur en période de forte fréquentation sont légions, les ordres qui ne passent pas à répétition aussi, les erreurs 502, les attaques DDoS sur les serveurs, les bugs en pagaille, bref c’est un peu le far west. De même si l’euro se mettait à se dévaluer subitement et fortement du fait de problèmes économiques majeur en Europe, détenir une partie de son capital en monnaies digitales permettrait d’échapper à la dévaluation et de protéger son pouvoir d’achat (n. Les spécialistes internationaux ont salué la possibilité pour une start-up souhaitant lever des fonds via les cryptomonnaies de demander un visa à l’Autorité des marchés financiers afin de rassurer ses investisseurs.

Quelles étaient les chances de reconnaitre le potentiel énorme d’Amazon (une société qui a l’époque ne gagnait pas un dollar, vendait uniquement des livres et a failli mettre la clé sous la porte a de multiples reprises) durant sa première année de cotation en bourse. Personnellement j’ai dédié une partie extrêmement minime de mon patrimoine total aux cryptomonnaies : cela me permet de dormir décemment la nuit tout en évitant d’avoir la désagréable sensation de rater le train.

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“La sphère crypto avance rapidement, souligne Blockchain Partner, mais gardons en tête l’écart encore immense entre les ambitions du secteur et l’état actuel d’adoption des applications décentralisées : ce gouffre doit inciter à la patience. Dans le cas ou nous nous retrouverions dans une situation type crise de 2008 (c’est à dire dans un état de défiance maximum vis à vis des banques, avec des doutes sur la solidité du système financier mondial et sur la capacité des états à faire face), le Bitcoin serait une sorte « d’or digital » qui ne serait pas impacté au même titre que pourraient l’être l’euro ou le dollar puisqu’il ne dépend d’aucune banque et d’aucune banque centrale. Avec le référendum qui a été voté par le peuple britannique, la sortie de l’Angleterre de l’Union Européenne a été une grande surprise pour les économistes qui pensent que cela impactera sérieusement l’économie du pays. Tout scénario apocalyptique mis à part, il existe un autre problème qui est que la volatilité élevée du Bitcoin le rend extrêmement inefficient et peu pratique comme instrument des échanges courants.

Pour que vous puissiez prendre une décision éclairée je vous propose de faire un tour d’horizon détaillé de ce qu’est le Bitcoin, de son potentiel, de la technologie qui l’a propulsé, mais aussi des risques bien réels (et souvent sous estimés) qu’implique l’investissement dans cette cryptomonnaie.

Le propos étant que le Bitcoin est la monnaie de rêve des ultra libéraux : elle donne la possibilité d’échanger librement sans que l’état ou les banques ne viennent mettre leur nez dans les transactions. J’ai utilisé Kraken pour échanger mes euros contre des bitcoins et d’autres devises (j’ai eu des soucis avec Coinbase, de ceux que Pierre mentionnait dans l’article), et Binance pour échanger mes bitcoins contre d’autres devises non disponibles en Kraken. Son cours est complètement défini par les caprices de l’offre et de la demande : si tout le monde veut du bitcoin, la quantité de bitcoin en circulation étant limitée, son cours augmentera fortement. Au même titre qu’internet a été une révolution technologique incroyable au début des années 2000 qui a conduit à une énorme bulle sur le secteur qui a explosé massivement, il est extrêmement probable qu’il se passe exactement la même chose sur les cryptos en ce moment. Le problème c’est que votre cousin Gérard qui a acheté en 2013 sans se poser toutes ces questions a probablement gagné depuis un sacré paquet d’argent, et que si le Bitcoin connait finalement sa grande chute finale après avoir touché les 100 000, beaucoup de gens seront devenus riches en faisant un mauvais pari, et beaucoup de gens resteront pauvres en ayant raison, ce qui est une situation pour le moins crispante. Avec une situation aussi précaire pour les monnaies nationales, les traders les plus prudents préfèrent passer aux crypto-monnaies qui proposent des bénéfices bien plus intéressants dans un climat plus calme. Sa valeur ne dépendant que de l’offre et de la demande, une perte de confiance subite dans le Bitcoin (hacking, interdiction d’en détenir par l’état, événement négatif majeur et inattendu) pourrait entrainer une chute (très) violente de son cours.

Les cyberattaques constantes dont elles font l’objet additionné à la popularité grandissante des cryptodevises font que beaucoup connaissent des problèmes récurrents que ce soit au niveau de l’accessibilité de leur plateforme ou de la vitesse des procédures d’ouverture/clôture des comptes.

Liquidation de la plateforme MtGox : le procureur japonais Nobuaki Kobayashi, l’homme en charge de la liquidation des actifs de la plateforme d’échange MtGox, a révélé début mars qu’il déversait de grandes quantités de bitcoins sur le marché.

En vérité je pourrais continuer à vous lister des arguments en faveur et en défaveur du Bitcoin pendant des heures et au bout du compte vous ne sauriez toujours pas si vous avez intérêt à en acheter ou non parce que la conclusion serait inévitablement que le Bitcoin reste un pari extrêmement risqué. Cette question est sur toutes les lèvres, alors que de nombreux économistes évoquent l’imminence de turbulences (bulle des prêts étudiants américains, remontée des taux d’intérêts, crise des dettes souveraines, etc.

    Si vous n’êtes pas trader/investisseur, disons que c’est un peu comme si vous deviez vous connecter sur le site de votre banque pour faire un virement et que celui-ci vous refuse l’accès 5 fois d’affilée, puis vous empêche d’accéder à l’écran des virements, puis vous dise que finalement votre virement n’a pas été pris en compte : c’est fatiguant.

    Capital a bien testé la prometteuse Augur, une plateforme de prédiction dénuée d’autorité centrale sur laquelle on peut parier sur la probabilité qu’un événement se produise (météo, résultat électoral et même.

    La seconde explication repose en revanche sur des aspects purement liés à l’analyse technique et à la volonté de percer le niveau de support des 6000$ qui stagnait depuis plusieurs mois, pour faire sortir les investisseurs sans conviction du marché et trouver un niveau plancher du cours, depuis lequel le Bitcoin pourrait rebondir. Quand tout va bien le Bitcoin semble liquide, c’est à dire qu’il peut être acheté et vendu a tout moment sans aucun problème, seulement dans les périodes de forte tension, il devient beaucoup plus difficile de revendre de grandes quantités de Bitcoin (ceci est valable pour toutes les cryptodevises).

    Enfin cet amendement prévoit de mettre en place une obligation déclarative applicable aux détenteurs de comptes de crypto-actifs ouverts dans des établissements situés à l’étranger, par exemple des plateformes d’échange de crypto-monnaies. Il y a 20 ans quand personne ou presque ne travaillait en utilisant de Mac, et que la société d’un certain Bill Gates était en situation de quasi monopole, auriez-vous misé sur Apple ou sur Microsoft. Ce que je veux dire par là c’est que puisqu’il est entièrement virtuel et qu’il n’est garanti par aucune banque ou aucun établissement de régulation officiel, il est une cible de choix pour les hackers (qui peuvent vous les voler sans craintes de représailles). Au delà de ces considérations et de la complexité des impacts que pourra avoir (ou non) cette nouvelle monnaie sur notre futur, beaucoup de gens se posent une question bien plus simple : faut-il investir dans le bitcoin. Ceci dit une armée de cerveaux brillants travaille actuellement à résoudre tous ces problèmes, le souci c’est que nous sommes actuellement lancés dans une course technologique sans avoir aucune idée de qui sera le meilleur et de qui restera à la fin. Cette base de données n’est pas centralisée mais divisée entre chacun des membres du réseau qui l’utilise, d’où le terme de « Block Chain » (chaine de blocs de données), ce qui est supposé rendre le système très sûr et les données théoriquement incorruptibles. La révolution financière majeure apportée par cette technologie est que pour la première fois de l’histoire, nous avons une monnaie qui ne dépend pas d’un régulateur ou d’un administrateur unique qui a tous les pouvoirs sur celle-ci. Il faut donc bien réaliser qu’il est dans le domaine du possible qu’en cas de forte chute on reste « sur le carreau » pendant un bon moment en assistant à une dégringolée des cours sans être capable de revendre ses bitcoins rapidement. Vous vous en doutez, ce n’est pas le genre de rendement que l’on peut attendre des investissements traditionnels, et cette colossale ascension a conduit beaucoup de gens à devenir très riche très rapidement (du moins sur le papier, puisque la plupart des gens se ventant de leur richesse en cryptodevises les détiennent toujours chez leur courtier, ce qui les expose au risque de voir leurs profits s’évaporer rapidement en cas de retournement de marché brutal). En plus, hormis l’Allemagne qui est le seul bénéficiaire de la monnaie unique, les autres pays passent par des crises financières de plus en plus puissantes et ne semblent pas trouver de solutions concrètes. IBM, Microsoft et Toyota ont tous investi dans la blockchain et réfléchissent à des applications diverses de cette technologie dans des domaines aussi variés que la sécurité et l’hygiène alimentaire ou les véhicules sans conducteurs.

    L’hypothèse d’une nouvelle ascension du Bitcoin prévue entre le 1er et le second trimestre 2019 est soutenue à la fois par l’arrivée d’investisseurs institutionnels sur le marché (dont l’une des causes serait la création d’ETF crypto-monnaies) et par le lancement le 12 décembre 2018 de Bakkt sur le New York Stock Exchange, une plateforme permettant d’acheter et de vendre des bitcoins. La solution la plus utilisée pour mettre ses bitcoins en sécurité est généralement de les stocker dans un portefeuille (/wallet) dit « physique » c’est à dire une sorte de clé USB ultra sécurisée. Il semble y avoir deux explications à cette récente chute du Bitcoin : la première a pour origine le combat qui oppose les deux communautés de “mineurs” du Bticoin cash, une monnaie virtuelle rivale du Bitcoin. Le récent et fort engouement pour les cryptos-monnaies a coïncidé avec un puissant regain d’intérêt pour la blockchain : la technologie de stockage des crypto-monnaies et de transmission d’informations, transparente, sécurisée qui ne peut faire l’objet d’aucune manipulation. La blockchain du Bitcoin est aussi réputée impossible (ou du moins extrêmement difficile) à hacker puisque cela impliquerait de lancer une attaque massive sur des milliers d’ordinateurs en même temps. Vous pouvez stocker vos bitcoins dans une application qui vous servira de portefeuille virtuel (aussi appelé « wallet ») située dans votre ordinateur, mais il faudra alors vous assurer que votre propre ordinateur n’est pas vulnérable aux attaques (hors en général si vous n’avez que des connaissances superficielles en informatique : vous êtes par définition vulnérable). La banque d’investissement Goldman Sachs par exemple a non seulement lancé un projet de plate-forme de trading de crypto-devises mais commence à ouvrir des comptes clients sur Bitcoin et à leur proposer des contrats à terme sur crypto-monnaies. Si vous allez au Japon vous devrez changer vos euros en yen pour pouvoir régler vos dépenses courantes, si vous allez aux États-Unis vous devrez acheter du dollar, en Suisse du franc suisse, et ainsi de suite ce qui est un processus ennuyeux.

    Bitcoin : quelles perspectives pour 2019 ?

    Un grand nombre d’investisseurs est resté en retrait de ce marché, estimant qu’il était trop volatile et qu’il n’était pas assez similaire aux autres classes d’actifs donc plus difficile à analyser.

    En effet, l’arrivée de Donald Trump à la présidence américaine a causé une grande frustration auprès des médias américains et occidentaux, et cela rend la situation de l’USD et des autres monnaies qui lui sont liées un peu difficile à prévoir.

    Tu as expliqué parfaitement sur quoi repose le Bitcoin (et la révolution technologique que représente la blockchain), les avantages et les risques d’investir dans le Bitcoin… et l’intêrét qu’il faut porter aux autres cryptodevises. Ensuite, j’ai lu de nombreux articles sur les autres cryptodevises, aussi appelées altcoins, pour voir les plus prometteuses (c’est à dire celles qui semblent être reconnues par la plupart comme de bons investissements) et surtout, pour étudier sur quoi elles reposent : c’est pas le tout d’acheter des bitcoins et des altcoins, il faut savoir pourquoi on les achète.

    Cette technologie permet, grâce aux avancées modernes de l’informatique et des technologies d’encryptage, de créer un système de procession des paiements décentralisé, sans administrateur et géré entièrement par des ordinateurs. Bien entendu un investissement dans le Bitcoin présuppose que l’on soit confortable psychologiquement avec l’éventualité que le Bitcoin passe subitement de 20 000 dollars à 10 000, 5000, 3000, ou même (n’ayons pas peur d’être pessimistes) 100 dollars. La plateforme d’échange Coinbase, se présentant auparavant comme très frileuse, multiplie désormais l’ajout de nouveaux coins pour enrayer la baisse de ses revenus issus des commissions prélevées sur les transactions. Le problème c’est que cette hausse vertigineuse ne repose à priori sur pas grand chose, car le Bitcoin n’est pas une société qui produit de la valeur chaque jour au même titre que Nike, Starbucks, ou Coca-Cola, mais simplement un moyen de paiement : il s’agit donc dans l’absolu d’une pure abstraction financière. La communauté économique et financière est en attente d’une vraie clarification de la part des autorités de régulation concernant le mining, le trading et les taxes applicables aux crypto-monnaies.

    Une personne qui se fait voler ses bitcoins n’aura en effet aucun recours juridique possible et aucune possibilité de les récupérer, ce qui implique de se renseigner en amont pour pouvoir stocker ses bitcoins de manière sécurisée.

    Mon dévolu s’est donc notamment porté sur le IOTA (auto-proclamé future colonne vertébrale de l’Internet des objets), sur le Ripple (très lié aux banques traditionnelles et peut donc bénéfier rapidement de leur soutien officiel), le Monero (100% anonyme), le Verge (un autre altcoin 100% anonyme) et le Tron (qui a pour mission de « guérir Internet », rien que ça, notamment en s’affranchissant des mastodontes que sont Google, Amazon, Facebook et Apple…).

    La start-up cite pêle-mêle les progrès visant à augmenter significativement le nombre de transactions Bitcoin, la vigueur de l’écosystème Ethereum ou encore l’émergence des titres financiers tokenisés (STO). Aujourd’hui les transactions en Bitcoin se font très lentement car la blockchain est « engorgée », c’est à dire que si vous transférez vos Bitcoins quelque part, la transaction est susceptible de prendre un très long moment là ou elle ne prend que quelques secondes pour d’autres cryptodevises plus efficientes (telles que le Litecoin par exemple). Si cela vous intéresse, vous pouvez lire plus en détails ma position personnelle sur le sujet en lisant cet article que j’avais écrit il y a quelques temps intitulé « jusqu’où ira la bitcoin.

    Cet événement a permis d’apporter un nouveau rayonnement au bitcoin en donnant la possibilité aux investisseurs institutionnels d’investir massivement (si ils le souhaitent) sur la cryptodevise.

    J’ai décidé de miser sur l’Ethereum et le Litecoin, deux autres cryptos avec d’énormes capitalisations, mais aussi des « toutes petites » cryptos, dont la valeur ne dépasse même pas le dollar, et qui ont donc un potentiel de croissance bien plus élevé à mon goût.

    Il faut savoir que la cybersécurité demeure un problème majeur pour les courtiers en bitcoin, et que beaucoup de plateformes se sont faites hacker à un moment ou à un autre au cours de ces dernières années. Puis fin décembre, après notamment la lecture de l’article de Pierre (« Jusqu’où ira le bitcoin ») et de celui de Marco le Radin Malin (« Comment acheter des bitcoin et est-ce encore une bonne affaire »  ), j’ai décidé de me lancer.

    Bitcoin : quelles perspectives pour 2019 ?

    Egalement (chose qui n’était pas prévue lors de la création de la monnaie), les mineurs qui s’occupent de maintenir la blockchain commencent à se centraliser en gros « pools » dans les endroits où l’électricité n’est pas chère, ce qui va a l’encontre de l’idée initiale de décentralisation et augmente les risques (ainsi que les chances qu’il soit à terme remplacé par quelque chose de plus efficient).

    Il y a beaucoup de spéculation sur l’identité réelle de ce Satoshi Nakamoto mais à ce jour personne ne sait réellement qui est derrière la création du Bitcoin (ce que nous savons en revanche c’est que cette personne est désormais très riche et fait parti des 50 plus grandes fortunes mondiales).

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