Les étapes clés pour demander un visa pour le Vietnam

En 2019, le Vietnam a accueilli près de 18 millions de visiteurs internationaux. Une affluence qui ne doit rien au hasard : entre plages sauvages, rizières étendues à perte de vue, reliefs escarpés et villes qui ne dorment jamais, le pays multiplie les atouts. Les voyageurs y trouvent une énergie singulière, à la croisée de l’Asie traditionnelle et d’un dynamisme moderne.

Le Vietnam occupe une place de choix dans le circuit des routards d’Asie du Sud-Est : Thaïlande, Cambodge, Laos, Philippines… Mais ici, impossible d’improviser à la frontière. Alors que d’autres pays de la région déroulent le tapis rouge avec de simples visas délivrés à l’arrivée, le Vietnam réclame une vraie anticipation. Le passage se prépare, rigoureusement.

Pour éviter le moindre accroc administratif, une organisation sérieuse et le respect des démarches restent impératifs.

Ai-je besoin d’un visa pour voyager au Vietnam ?

Mise à jour Coronavirus : Depuis l’apparition du Covid-19, le Vietnam a suspendu la plupart des exemptions, limitant drastiquement la délivrance de nouveaux visas. Une poignée d’exceptions subsiste pour les diplomates et certains profils professionnels, mais la règle : inutile d’espérer passer entre les mailles du filet.

Pour l’écrasante majorité des visiteurs, le visa demeure incontournable, quel que soit le nombre de jours sur place. Il existe cependant quelques exceptions temporaires, en fonction du passeport détenu.

Voici les nationalités qui bénéficient encore d’un séjour sans visa, pour une durée précisément définie :

  • Singapour, Malaisie, Cambodge, Indonésie, Thaïlande et Laos : jusqu’à 30 jours de séjour autorisé
  • Philippines : jusqu’à 21 jours
  • Royaume-Uni, Danemark, Suède, France, Allemagne, Espagne, Norvège, Italie, Finlande, Russie, Corée du Sud, Japon : jusqu’à 15 jours
  • Myanmar, Brunéi : jusqu’à 14 jours

Dans ces situations, le contrôle à l’arrivée est loin d’être une formalité : formulaires obligatoires, deux photos d’identité à fournir, passeport impératif et, selon les cas, preuve de sortie du territoire exigée.

Dès lors que le séjour dépasse la durée tolérée, un visa complet doit être obtenu sans exception. Selon les besoins, voici les trois voies d’accès possibles : solliciter le dossier auprès d’une représentation diplomatique, passer par la procédure d’e-Visa ou utiliser le visa à l’arrivée. De nombreux voyageurs optent aussi pour des plateformes spécialisées simplifiant ces étapes.

Ne négligez surtout pas ce point : la validité du passeport doit couvrir au moins six mois au moment d’entrer sur place. Sans ça, les portes restent closes.

Précision d’actualité, pour les ressortissants britanniques : la dispense de visa pour des séjours de moins de 15 jours, que ce soit pour le loisir ou les affaires, demeure suspendue pour l’instant.

Entrée unique ou entrées multiples : quelle option choisir ?

Votre itinéraire détermine le type de visa : une entrée unique facilite la vie pour un séjour sans détour ni traversée de frontière. Mais si votre aventure prévoit un passage au Cambodge ou en Thaïlande avant un retour au Vietnam, le visa à entrées multiples devient indispensable. Pratique, il accompagne tous ceux qui profitent des échanges rapides entre pays voisins, par voie terrestre ou aérienne, dans cette région imbriquée.

Comment faire sa demande de visa ?

Pour les ressortissants du Royaume-Uni, d’Irlande, d’Europe occidentale ou des États-Unis, la démarche la plus accessible consiste généralement à opter pour le visa électronique, valable jusqu’à 30 jours en entrée unique. Tout se fait en ligne pour 25 dollars, le délai de traitement s’étire sur environ trois jours ouvrés. Un élément à surveiller : le choix des postes-frontières d’entrée et de sortie doit être arrêté dès la demande. Les frais déboursés restent acquis à l’administration, même en cas de refus.

D’autres nationalités, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada et divers pays européens, peuvent aussi emprunter cette voie. Quel que soit le scénario, deux photos d’identité sont exigées au dépôt du dossier. Pour éclairer le choix, trois solutions s’offrent selon le cas de figure ou la contrainte de temps :

Option 1 : Visa à l’arrivée

Ce dispositif séduit pour sa souplesse. Il suffit de s’adresser à une agence ou à un interlocuteur local agréé, qui édite une lettre d’approbation. Cette pièce jointe, reçue en quelques jours par courriel, ouvre la porte à l’embarquement pour le Vietnam. Côté coût, comptez de 12 à 38 dollars selon la durée.

Sur place, les formalités reprennent : le visa est collé dans le passeport, après règlement en espèces (dollars américains uniquement, billets récents en parfait état). La tarification donne le ton : 25 dollars pour un séjour avec une seule entrée, 50 pour plusieurs allers-retours. Attention, le visa à l’arrivée n’est reconnu que dans quatre aéroports : Hanoï, Ho Chi Minh-Ville, Nha Trang et Danang.

Option 2 : Procédure sur plateforme spécialisée

Pour un séjour dépassant 15 jours, beaucoup de voyageurs britanniques choisissent de faire appel à une plateforme en ligne. L’ensemble des démarches s’effectue avant le départ et évite l’attente au bureau des visas dès l’atterrissage, ainsi que les paiements sur place. Le tarif s’affiche de manière transparente, tout compris, et la vérification se fait en amont : aucune mauvaise surprise sur une faute de frappe dans le numéro de passeport. Un service client réactif guide en cas de question. Si le visa est refusé, le montant engagé est restitué.

Option 3 : Ambassade ou consulat du Vietnam

Certains privilégient encore la sécurité d’une demande en ambassade ou consulat : la méthode, certes plus lente (jusqu’à sept jours), donne la possibilité de préparer son voyage bien à l’avance, jusqu’à six mois avant le départ. Les pratiques varient selon les bureaux diplomatiques : parfois par courrier, parfois via un formulaire en ligne ou un dépôt en personne. À chaque voyageur de s’adapter à la procédure la plus confortable selon son pays de résidence.

Un coin du Vietnam sans visa : rêve ou réalité ?

L’île de Phu Quoc tranche avec la règle nationale. Cet îlot, à l’écart du continent et proche des côtes cambodgiennes, permet à tous les visiteurs, peu importe la nationalité, de séjourner jusqu’à 30 jours sans aucun visa. Condition incontournable : ne pas quitter l’île pour rejoindre le reste du Vietnam. Un billet aller-retour à destination de Phu Quoc est exigé à l’atterrissage. Et toujours : le passeport doit être valable au moins six mois à la date d’entrée.

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Article sponsorisé par e-visa.co.uk